Traditionnel éditorial de Kulture Kibaré : En tout cas, pas dans l’oreille d’un sourd

Traditionnel éditorial de Kulture Kibaré : En tout cas, pas dans l’oreille d’un sourd

Le 12 avril 2021, dans ces mêmes colonnes, le traditionnel éditorial de Kulture Kibaré évoquait la problématique de la littérature burkinabè et surtout la nécessité d’assainir cette filière. Nous l’avions mentionné clairement en ces termes : « Car, il ne suffit pas d’imprimer un document pour se revendiquer éditeur. Editer est un métier à ne pas confondre avec l’imprimerie. Malheureusement, cela se ressent à la finition. Au final, les potentiels lecteurs retrouvent entre leurs mains des livres dont l’esthétique laisse à désirer. En plus, aucune des règles de qualité attendues d’un livre n’est parfois pas respectée, notamment la mention du numéro ISBN et du dépôt légal (qui donnent des informations précises sur le livre). Quant  à la contrefaçon, elle a encore de beaux jours devant elle. Il urge donc, au risque de nous répéter, de siffler la fin de la récréation dans le milieu littéraire burkinabè »

Le 19 mai 2021, soit plus d’un mois après, le Bureau Burkinabè du Droit d’Auteur (BBDA), organise une rencontre d’échanges sur le « contenu et la portée des contrats d’édition littéraire » avec les auteurs et éditeurs d’œuvres littéraires. Ce cadre, apprend-on « vise à améliorer la documentation des œuvres littéraires ».

Alors, nos interpellations connues pour la virulence ou l’agressivité du ton dans nos éditos ne tombent pas dans l’oreille d’un sourd. Nous en étions conscients. Si conscients, que l’engagement, l’abnégation, la détermination, le dynamisme, la passion et la folie qui nous animent, nous ont dressés droits et placides dans un paysage pourtant très réfractaire aux critiques.

Le prix de notre engagement est l’impact des mots et des idées que les acteurs mais aussi les décideurs politiques en font pour une nette amélioration de leurs œuvres et services. Cet impact n’est cependant pas perceptible, tout comme la rentabilité économique d’une pièce de théâtre.

Alors, n’arrêtons pas de défendre nos idées car elles servent souvent de déclic pour des réformes franches. Et que chacun maintienne la flamme qui le singularise et le dissocie de la marche de la masse !

Malick SAAGA

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