Littérature : La SAGES dédicace deux livres d’un collectif d’auteurs

Littérature : La SAGES dédicace deux livres d’un collectif d’auteurs

La Société des auteurs, des gens de l’écrit et des savoirs (SAGES) a organisé, le 30 mai 2023 à Ouagadougou, une dédicace de deux livres d'un collectif de jeunes auteurs issus de quatre régions du Burkina Faso. L’initiative entre dans le cadre du projet « Prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent par le livre ».

Le projet « Prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent par le livre » est porté par la Société des auteurs, des gens de l’écrit et des savoirs (SAGES). L’initiative consiste à concevoir la littérature comme un instrument aussi indispensable à la situation actuelle du Burkina Faso. «  Tous les secteurs d’activités doivent pouvoir apporter leur contribution. Les écrivains aussi le peuvent. Chacun de nous, chaque couche de la population a des armes qu’elle maîtrise le mieux. Et ces armes-là, on doit pouvoir les utiliser pour participer au combat », a d’emblée expliqué le président de la SAGES, Koba Boubacar Dao. Le projet a démarré en décembre 2022 et a connu son épilogue le 30 mai 2023. A l’en croire toujours, la SAGES a sillonné quatre régions pour animer des cafés littéraires. C’est dans cette dynamique que des textes de nouvelle et de poésie ont fait l’objet d’édition collective.

Au cours de la dédicace

Le livre « Les plumes qui pleurent » est le titre de la nouvelle de 106 pages. Il est rédigé par un collectif de dix auteurs. La poésie, quant à elle, compte 75 pages constituées de vingt textes avec pour titre « Les larmes qui pleuvent ». Ils sont parus tous les deux sous les « Editions Hector Adams », en mai 2023.

Ces livres sont le fruit de l’imagination d’un collectif d’auteurs sous la direction de la SAGES. Ils viennent des régions du Centre-Est, du Centre-Nord, de l’Est et du Nord. « Je suis vraiment contente. J’écrivais, mais je ne pensais même pas que j’allais être retenue », a confié Aminata Y. Koïta, auteure d’un des textes de la nouvelle, intitulé « Lavage de cerveau ». Elle nous vient de la région du Nord.

L’auteur d’un texte de poésie « Cri d’une famille », Boukaré Zoungrana se réjouit du projet dans son ensemble. « C’est une joie, une vraie joie, une très grande joie de voir qu’une œuvre qui a été écrite depuis mon village arrive à entrer dans un document officiel. Les talents se trouvent disons dans les villages et on n’arrive pas à s’exprimer. Quelles que soient les situations sur les réalités dans nos localités, on n’arrive pas à s’exprimer, sauf dans ces genres de projet qu’on arrive à s’ouvrir pour que le monde sache qu’on a quelque chose à dire. Et, ça nous soulage » a-t-il indiqué.

Ces œuvres seront disponibles dans les quatre chefs-lieux des régions citées, dans les directions provinciales. Elles seront également mises à la disposition du ministère en charge de la culture, etc.

L’écrivaine Bernadette Dao

Selon l’écrivaine Bernadette Dao, les jeunes auteurs ont de l’avenir. « Les textes que nous avons écouté sont de très belles factures. C’est bien écrit et c’est très fort. Les sentiments sont exprimés avec beaucoup d’émotions. Moi, je pense que ce sont des jeunes qui ont du talent et  qui devraient aller loin », a-t-elle soutenu.

La dédicace a été ponctuée de remise d’attestation de reconnaissance à Souleymane Ouédraogo, désigné Trésor humain vivant (THV) et par ailleurs ambassadeur officiel de la SAGES.

Il faut rappeler que le projet « Prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent par le livre » est cofinancé à hauteur de 15 millions de F CFA par la Coopération Suisse et l’Agence consulaire au Burkina Faso, avec un apport personnel de la SAGES.

Salif GOUEM (Stagiaire)

Kulture Kibaré

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