Confédération Nationale de la Culture : Vite un coup de pied dans la fourmilière !

Confédération Nationale de la Culture : Vite un coup de pied dans la fourmilière !

La Confédération Nationale de la Culture (CNC) du Burkina Faso (CNC/BF) est une structure non-étatique créée le 20 octobre 2015. Elle est apolitique, non syndicale, laïque et à but non lucratif. C’est l’organisation mère du monde culturel et artistique au pays des Hommes intègres.

Elle regroupe à ce jour, six (6) fédérations de six (6) filières que sont le Groupe des réseaux associatifs et acteurs du livre du Burkina Faso-GRAAL/BF ; la Fédération de la filière des arts plastiques et appliqués du Burkina Faso-FEFAPA/BF ; la Fédération nationale des acteurs du patrimoine du Burkina Faso-FENAPAC/BF ; la Fédération nationale du cinéma et de l’audiovisuel du Burkina Faso-FNCA/BF ; la Fédération nationale des professionnels de la scène du Burkina Faso-FN/PROSCENE/BF et l’Union nationale de la musique du Burkina Faso-UNAM/BF. La CNC/BF enregistre également, à en croire son président actuel, Télesphore Thoumbalou Bationo, 13 coordinations régionales et 611 associations.

Comme vous le constatez, cette confédération devrait normalement être un puissant instrument et constituer une force de propositions d’actions et de veille. Mais hélas, elle n’est qu’un miroir aux alouettes. Lire aussi :https://kulturekibare.com/2022/03/14/societe-civile-culturelle-la-fanfaronnade-a-longtemps-dure/

Les Organisations de la société civile culturelles sont indispensables à la culture. La CNC/BF n’est pas en reste. Cependant le fonctionnement de son bureau exécutif laisse à désirer. Non content de sculpter les textes à sa guise, il communique très peu, ou presque pas. C’est la croix et la bannière de vouloir disposer des textes et surtout des rapports de la CNC/BF. Il n’y a aucune publication (ni sur sa page Facebook ni dans un site quelconque) sur les grandes décisions du 3e congrès ordinaire, des 27 et 28 décembre 2022. Qui a intérêt à garder les textes loin des regards? Mieux l’opinion ignore tout, mieux les carriéristes prospèrent.

Vous savez, le premier bureau exécutif de la CNC/BF a été dirigé par l’entrepreneur culturel, Vincent Koala. Sa mandature a tenu 4 ans sans un véritable bilan.  Il a passé le témoin à un autre entrepreneur culturel de l’Union nationale de la musique du Burkina Faso-UNAM/BF, Télesphore T. Bationo en 2019. « Papa Télé » comme l’appellent affectueusement ses sympathisants, a été élu, à l’époque sur la base des anciens textes.

Ayant pris goût de la chose, tout de suite, les textes ont été relus en 2020 lors d’un congrès extraordinaire. Le 3e congrès ordinaire, encore récent s’est appesanti sur la restitution de travaux et échange autour du thème de la session, le bilan de mandat 2020-2022, la relecture et adoption des textes statutaires, l’élection du bureau exécutif et des questions diverses. Le congrès a reconduit pratiquement le bureau sortant. Le mandat de trois (3) ans est passé désormais à quatre (4) ans.

Lors de la 3e rentrée culturelle et artistique, le 10 février 2023, nous nous sommes rendus à l’Espace Amadou Balaké du CENASA pour espérer avoir des réponses à nos questions. Malheureusement, un discours a été rédigé sans être lu. Peut-être que nous nous trompons largement. Mais, notre doute sur ce mélimélo de la CNC se confirme davantage. Lire aussi :https://kulturekibare.com/2021/07/27/osc-culturelles-burkinabe-une-crise-va-eclater-si-jamais/

En quatre ans de mandature, les modifications des textes ne s’arrêtent point. Il n’y a pas deux sans quatre. S’il y a eu quatre ce qu’il y aura cinq. Nous doutons fort même qu’un mandat à vie ne devienne la règle de la CNC/BF. Aussi, en principe, la présidence de la CNC/BF devrait être tournante, d’un profil à un autre ou d’une fédération à une autre. En huit (8) ans, deux entrepreneurs culturels se sont battus et se battent toujours pour leur chose. Il faut vite un coup de pied dans la fourmilière afin de redorer le blason de cette organisation.

En attendant que l’affaire des 120 parcelles n’explose, nous interpellons tous les membres de la CNC/BF à se pencher véritablement sur les textes et tous les rapports produits, de bien s’en imprégner pour mieux comprendre le « piilipaambé » (ruse).

Le fonctionnement de la CNC/BF s’écarte largement des principes de la bonne gouvernance. Mais que valent des alertes au milieu des aveugles-sourds-muets ?

La Rédaction        

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