MASA 2020 : Le Burkina Faso est bien représenté

MASA 2020 : Le Burkina Faso est bien représenté

La 11e édition du Marché des Arts du Spectacle d’Abidjan (MASA) a ouvert officiellement ses portes, dans la matinée du 7 mars 2020 à Abidjan, autour du thème « L’Afrique-monde ». Pendant une semaine durant, soit jusqu’au 14 mars prochain, les participants auront droit à des spectacles en arts du cirque et de la marionnette, conte et slam, danse, humour, musique et théâtre. Le ministre burkinabè de la Culture, des Arts et du Tourisme (MCAT), Abdoul Karim Sango s’est réjoui de la participation des ambassadeurs culturels burkinabè dans presque toutes les disciplines.

C’est le plus grand marché des arts du spectacle en Afrique francophone sinon en Afrique. Il se tient du 7 au 14 mars 2020 à Abidjan. Le Vice-président de la Côte d’Ivoire, Daniel Kablan Dankan qui a présidé la cérémonie solennelle d’ouverture a, dans son adresse rappelé la notoriété du MASA en 27 ans d’existence. Plateforme de programme inclusif, cet espace de rencontre entre vendeurs et acheteurs autour de produits culturels, est aujourd’hui l’une des biennales incontournables la plus courtisée du continent. C’est un vaste marché où les programmateurs, les gourous, les hommes d’affaire culturels viennent dénicher de talents pour d’autres projets. C’est un grand univers du showbizness en Afrique francophone.

La visite des stands par les officiels

42 pays, 175 groupes d’artistes, 350 spectacles, 12 sites, voici quelques données disponibles de la présente édition. « Le MASA s’enracine dans l’histoire de notre pays. C’est une manifestation gouvernementale à l’image de la Côte d’Ivoire, terre de rencontre et terre de dialogue des cultures et des civilisations », a indiqué le Vice-président ivoirien.

 Selon lui, « la part de l’activité culturelle dans le produit intérieur brut est passé de 2,43% en 2012 à 4% en 2018. En ce qui concerne les emplois et selon les données du recensement général des populations et de l’habitat de 2014, les arts et la culture absorbent 8% de la population en situation d’emploi avec 655 000 personnes ». C’est la preuve que la culture en général et le MASA en particulier est un levier de l’économie ivoirienne.

Stand burkinabè au MASA

C’est aussi l’avis du ministre burkinabè de la Culture, des Arts et du Tourisme, Abdoul Karim Sango, qui a pris part à la cérémonie d’ouverture. Il va plus loin tout en estimant que le MASA est un évènement panafricain à dimension internationale qui doit avoir l’accompagnement de tous les autres pays africains. C’est une aubaine pour tous les acteurs aussi politiques que culturels de nouer de véritables rapports politiques et culturels. C’est pourquoi le ministre Sango, s’est réjoui de la participation du Burkina Faso. Pour son Directeur des industries culturelles et créatives (DPICC), Mambourou Soma, la participation du Burkina Faso est stratégique. « Nous recherchons par notre participation à profiter de ce grand marché des arts africains, pour positionner, prospecter et développer le marché extérieur pour les biens et services culturels burkinabè ». Avec la complicité de sa direction et la Direction générale des arts (DGA), elles ont appuyé certains artistes et autres participants burkinabè tant dans la logistique que dans la visibilité.

DPICC, Mambourou Soma

Le MASA est aussi une vitrine pour promouvoir la Semaine nationale de la Culture (SNC) 2020, l’un des grands évènements culturels du Burkina Faso. Elle se tiendra dans quelques jours à Bobo-Dioulasso. M.Soma a soutenu, que le MASA est un cadre pour défendre les marchés des arts de la SNC. « Notre philosophie, c’est d’arriver à intégrer ces grands marchés sous régionaux tout en positionnant notre marché interne », a renchéri celui-ci. Dans toutes les disciplines artistiques et aussi dans l’artisanat ainsi que la mode, les Burkinabè rayonnent de par leurs produits culturels identitaires. Faso danfani au Lwili pendé en passant par les produits bio, etc. la rue marchande rythme aux couleurs burkinabè.

Plus de 13 artistes et groupes d’artistes seront en spectacle durant ces sept (7) jours de festivité. L’international conteur burkinabè KPG fera son entrée dès le 10 mars à l’Institut Goethe à 17 heures.

Malick SAAGA

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