Fans club d’artistes : Des coquilles vides

Fans club d’artistes : Des coquilles vides

Des fans club existent, à l’instar des autres pays du monde, au Burkina Faso. Malheureusement, ces groupes  surgissent comme par magie du néant, notamment à l’occasion de l’arrivée d’un artiste (étranger, généralement), d’un concert ou rarement à la sortie de l’album de leur idole.

Or, en réalité, un fan club ne consiste pas uniquement à montrer de manière ostentatoire son amour ou son admiration pour un artiste ou un chanteur donné. Il ne s’agit pas non plus d’un groupe de personnes arborant un t-shirt à l’effigie de son idole à l’occasion d’un concert, et ensuite s’évanouir dans la nature…en attendant son prochain concert.

Le rôle d’un fan club va bien au-delà de ce qui nous a été donné de voir jusqu’ici, du moins au pays des Hommes intègres. Mais alors, qu’est-ce qu’un fan club?  Un fan club est un groupe, informel ou organisé en association de personnes partageant une admiration, voire une adulation commune pour un personnage, un film, une activité ou des objets de collection. Schématiquement, un fan-club consiste en une organisation pyramidale, verticale, centralisée et hiérarchisée, souvent de type associative. Ce qui implique le versement d’une cotisation annuelle permettant d’obtenir une carte de membre.

Son objectif est l’échange d’informations et éventuellement le prosélytisme (propagande idéologique visant à gagner un grand nombre d’adeptes ou de fans, ndlr).

Pour prendre l’exemple de la musique, le fan, le véritable, consacre une grande partie de son temps, de son énergie et de son argent à valoriser son artiste ou son chanteur. « Cet attachement à l’artiste fait de lui un co-producteur de premier plan, puisque cette activité prescriptive et promotionnelle transforme le fan en partenaire du circuit de la production culturelle », soutient le sociologue français, Fabien Hein.

Une force non négligeable

En d’autres termes,  lorsqu’il s’agit du show-biz ou de l’industrie culturelle, son rôle consiste à vendre des produits dérivés de l’artiste (figurines, bustes, T-shirts, badges, casquettes, porte-clés, ustensiles marqués de son effigie, etc.). Cette activité, faut-t-il le souligner, se déroule indépendamment d’un concert ou d’une dédicace.

Si l’on s’en tient à ces critères, il n’est pas prétentieux d’affirmer que nos fans club ont, dans leur grande majorité, dévié de leur objectif. Mais, l’engagement d’un fan club ne se limite pas à ce type d’activités destinées à assurer une meilleure diffusion commerciale de ces produits. Sa passion peut également s’épanouir dans un cadre collectif, c’est-à-dire à travers, la street team, comme son nom l’indique « équipe de rue ». Elle est un prolongement du fan-club mais s’en différencie sur le fond. Elle nécessite néanmoins une inscription sur un registre tenu par l’artiste, ou plus exactement, son manager.

Cette équipe de rue vise à promouvoir un artiste à l’occasion d’un événement spécifique (concert, festival, sortie de disque). Le principe de la « street team » consiste pour le fan à devenir localement le représentant ou l’ambassadeur de son artiste préféré. En clair, le manager charge cette équipe de distribuer des flyers (tracts), de coller des affiches, de déposer des autocollants et de transmettre sa passion dans son secteur, dans sa ville, dans son lycée ou dans son université.

De ce qui précède, avons-nous des « street team » au Burkina Faso? Rien n’est moins sûr. Cependant, une certitude demeure. Ce ne sont pas seulement, les prétendus fans club, mais nos artistes musiciens et leur staff qui font complètement fausse route. Tous les acteurs doivent donc en tirer la leçon, du moins pour ceux qui aspirent au professionnalisme. Car, le fan club, et la street team représentent une force non négligeable pour tout artiste.  Qui d’autre que ces  deux entités  peuvent faire connaître un artiste et le rendre plus célèbre ?

La Rédaction

. Or, en réalité, un fan club ne consiste pas uniquement à montrer de manière ostentatoire son amour ou son admiration pour un artiste ou un chanteur donné.

. Son objectif est l’échange d’informations et éventuellement le prosélytisme (propagande idéologique visant à gagner un grand nombre d’adeptes ou de fans, ndlr).

. « Cet attachement à l’artiste fait de lui un co-producteur de premier plan, puisque cette activité prescriptive et promotionnelle transforme le fan en partenaire du circuit de la production culturelle », soutient le sociologue français, Fabien Hein.

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COMMENTAIRES

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    matmat 4 ans

    bel article. j’ai, moi rejoint un groupe de « fan club » d’un artiste perçant du moment et ce lors d’une de ses production à l’institut français. Mon excitation a été éphemère quand j’ai découvert que ce groupe passait le temps à diffuser messages vocaux complétement décalés voire des pub commerciales. en essayant de faire des propositions au leader du groupe, il a failli me convancre en disant que le niveau des adéhrents y est pour beaucoup de choses. enfin… de toute façon, au Burkina, beaucoup a initier car ICI, quand on aime quelque chose, c’est dans le coeur qu’on le stocke.
    merci encore Maliki!

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    Saïdou Nikiema 4 ans

    Les artistes et vos phanatiques à vos marques alors

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