Burkina Faso : Les métiers techniques dans le spectacle vivant au cœur des échanges

Burkina Faso : Les métiers techniques dans le spectacle vivant au cœur des échanges

En marge des formations de la 13e édition d’Engagement Féminin, les organisateurs ont animé un panel avec les stagiaires, le 17 juillet 2021 à Ouagadougou. C’est sous le thème : « Les métiers techniques dans le spectacle vivant en Afrique. Concepts, réalités, propositions pour l’avenir » que les panelistes dont Eliézer Oubda, Ingénieur de son burkinabè ont partagé leur expérience aux participants.

L’une des innovations majeures de cette 13e édition du projet Engagement Féminin est l’introduction du module de formation sur les métiers techniques dans le spectacle vivant notamment la scénographie, la lumière et le son. Au-delà de la faible représentativité des femmes dans ce métier, il y a une problématique générale qui mérité d’être posée en vue de trouver des solutions idoines pour un meilleur épanouissement des acteurs de ce domaine.

C’est François Bouda (3e) qui a modéré le panel

En marge donc des cours sur la scénographie, dispensés aux stagiaires par Aurore Leduc et Idrissa Sawadogo, il a été initié un panel sous le thème : « Les métiers techniques dans le spectacle vivant en Afrique. Concepts, réalités, propositions pour l’avenir ». Les panélistes étaient le danseur chorégraphe Olivier Tarpaga, la scénographe et créatrice son-lumière Aurore Leduc, l’éclairagiste Abdoulaye Bamogo et enfin l’ingénieur de son Oubda Eliézer. Selon ce dernier cité le problème de l’éclairage dans le spectacle vivant au Burkina Faso se heurte à un manque de formation. « Il faut davantage de formation », a insisté Eliézer Oubda. Cependant, quelqu’un qui est formé et qui ne dispose pas de minimum d’équipement pour travailler, c’est aussi regrettable. Il estime qu’il faudrait aller au-delà même de la formation et recentrer le débat sur les infrastructures. « Force est de reconnaître qu’au Burkina Faso, il manque cruellement de l’espace conforme et adéquat pour s’exprimer. Je prends l’exemple du Palais des sports de Ouaga 2000 qui est une salle qui n’est pas adaptée à ce qu’on fait. Il y a aussi d’autres salles qui ne sont pas toutes parfaites », a-t-il déploré.

Oubda Eliézer, Ingénieur de son burkinabè

Dans l’intervention d’Olivier Tarpaga, chorégraphe, professeur de danse et musique aux USA, la problématique des infrastructures culturelles est bien réelle. En partageant sa propre expérience et quelques anecdotes avec les participants, dans une salle de Goethe Institut plein à craquer, il a laissé percevoir toute sa désolation sur les politiques publiques. Il y a, de son avis un manque de volonté ou une négligence quelque part. Aurore Leduc et Abdoulaye Bamogo se sont tous deux aussi accordés sur les mêmes constats que leurs co-panélistes.

Les réactions n’ont tardé à pleuvoir dans la salle. L’artiste Maï Lingani, le Directeur de l’Espace culturel Gambidi Claude Guingané, entre autres ont intervenu dans l’optique d’aider à changer les mentalités pour un meilleur traitement des artistes en général et des scénographes, éclairagistes, ingénieurs de son, etc. en particulier.

Bienvenue Bazié, Co-initiateur d’Engagement Féminin

Pour le co-initiateur d’Engagement Féminin, Bienvenue Bazié, les métiers techniques dans le spectacle vivant étaient nécessaires dans les débats dans cette édition. « On sent une faible présence des femmes dans ce corps de métier mais aussi d’autres difficultés de façon générale  », a-t-il indiqué. En discutant de la place accordée au scénographe, à l’ingénieur de son et lumière, etc. l’élan va permettre de mieux cerner ces acteurs qui pour lui, sont aussi importants que les autres composantes dans le spectacle vivant. Selon donc Bienvenue, il faut multiplier ces cadres de rencontres entre les acteurs afin de tendre vers une nette amélioration des traitements.

Ram OUEDRAOGO   

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